dimanche 15 décembre 2013

Une femme, une voix

 Je vous présente, pour cette série de portrait,  une mondoblogueuse : Brya Elise Grâce.


Si on me demandait de décrire cette jeune Tchadienne que j´ai longtemps côtoyé, je la décrirais comme travailleuse, courageuse, battante, optimiste et surtout très croyante. Son parcours le confirme. À 28 ans, elle a un Curriculum Vitae bien rempli. Cette soif du savoir est la résultante des valeurs ignaciennes que lui ont inculqué ses éducateurs, les prêtres jésuites. Ancienne élève du Lycée Collège St Charles Lwanga, communicatrice d'entreprise, consultante en leadership des jeunes, premier prix en presse écrite du concours de meilleur reportage en éducation de la CONFEMEN, cette sociologue a toujours été amoureuse de l'écriture. Une passion qui l'a guidée vers le journalisme qui, fait désormais partie de son quotidien. « J'écris pour m'évader, pour dire ce qui est bien ou mal. Mais surtout pour contribuer à construire quelque chose de fort. Ma vision est de prouver que le Tchad est un pays très beau pour être toujours jugé de travers» confirme-t-elle. Chef de service presse à la primature tchadienne, chargée de communication de Médecins Sans Frontière, cette mère de quatre enfants trouve le temps de bloguer.

Bloguer est pour elle partager ce qu´elle voit et ressent avec les autres. Même si bloguer constituer un danger dans certains pays dont le Tchad, elle n´a pas peur des menaces ni du manque de respect à l´égard de la blogueuse qu´elle est : «je suis une femme c'est pourquoi ce que je dis est sérieux. L’humanisme est le fort des femmes celui qui me menacera est certainement un faible qui ne sait pas résoudre les problèmes de la meilleure façon c'est à dire communiquer. Le blogging au Tchad a du chemin à faire trop de facteurs défavorisant notamment le difficile axé à l'internet et le bas niveau en utilisation de l'outil informatique il y a aussi la peur d'être menacé ainsi que la baisse de niveau les jeunes tchadiens sont nombreux sur Facebook mais les blogueurs tchadiens se compte au bout du doigt ». 

Journaliste et bloggeuse, elle ne voit aucune barrière entre les deux activités sauf que bloguer donne l'impression de s'exprimer librement et à sa façon pas besoin de style journalistique ni de censure d'un chef en parlant liberté. La presse tchadienne aujourd´hui vit sous une épée de Damoclès qui plane sur elle à tout instant. « Ce qui se passe au Tchad, c'est de l'intimidation les particuliers utilisent la justice pour régler leur propre compte et cela ne peut pas aider à construire un Etat de Droit les journalistes tchadiens s'améliorent chaque jour un peu plus alors les autorités doivent les aider à mieux faire au lieu de les intimider » confie-t-elle. Etre femme journaliste au Tchad n´étant pas une sinécure, elle avoue tout de même imposer le respect de ses pairs par le travail soigné et bien fait. «De prime abord la femme journaliste est vue comme une cuisse facile du coup elle doit bosser deux fois plus que l'homme pour s'affirmer aussi, les femmes qui préfèrent la vie facile ne facilitent pas la tâche à celles qui travaillent sérieusement pour mériter leur place» affirme-t-elle. Cependant Brya Elise Grâce peint un tableau mitigé de la jeunesse tchadienne très pessimiste, selon elle, et qui, préfère vivre au jour le jour et fait de l'alcool son compagnon quotidien. Elle avoue tout de même qu´il y a un brin d´espoir avec d´autres qui font des choses merveilleuses, qui osent et qui réussissent à donner peu à peu une image d'espoir au Tchad.

samedi 7 décembre 2013

La Centrafrique interpelle

La RCA est sombré dans un génocide qu´on refuse d´admettre. Le conflit centrafricain est devenu religieux. De loin, on peut très mal écrire pour dénoncer quoi que ça soit. Je livre ici en intégralité la fusion de deux communiqués de la Chancellerie de l’Archevêché de Bangui qui l´atteste des atrocités de ce conflit. Comme quoi tout Tchadien n´est pas Séléka comme les vidéo tourna sur le web le montre. On compatit avec le peuple centrafricain. Il faut avoir vécu un février 2008 à N`Djaména pour savoir ce que cela veut dire vivre sous des tirs nourris de canons et être pris entre deux feux. Les centrafricains sont eux victimes de tout part quelque soit leur appartenance socioreligieuse.
 » ENCORE DES VIOLENCES, C’EN EST TROP !!!
Certaines paroisses dont Notre Dame d’Afrique ont été victimes directes des affres de violences des éléments de la seleka, d’autres comme SaintPierre de Gobongo, SaintJean de Galabadja, Saint Bernard de  BoyRabe, Saint Charles Lwanga de Bégoua ont reçu des menaces d’attaque. Ces violences ont endeuillé plusieurs ménages : la population civile compte un nombre élevé parmi les victimes. Des chiffres sont avancés :85, 105, 130, voire plus. Une chose est sûre : l’on n’a pas fini de découvrir et de compter les morts ; encore qu’on apprend que des représailles menées par la séléka contr la population non­‐musulmane sont en cours dans la quasi-totalité des quartiers de la capitale; et que les anti­balaka sont encore dans Bangui et ses environs. Alors que la nuit couvre de son manteau noir la Centrafrique, une nuit des longs couteaux est certainement à craindre. Nous espéronsque  l’adoption par le Conseil de sécurité de du projet  de résolution autorisant les troupes d’intervention africaines et françaises à recourir immédiatement à la force, ainsi que la décision à l’issue du Conseil Français de Sécurité d’intervenirdès ce soir, vont être suivies d’effets bénéfiques pour l’inoffensive population centrafricaine qui n’a que trop souffert…
Toute la nuit jusqu’{ la cessation du couvre feu, des tirs sporadiques sont signalés dans certains quartiers de Bangui, des corps sont découverts du côté de Fatima, Bimbo, PK 15 sur la route de Boali, Boïng, Kattin, et j’en passe. Des opérations de représailles et de pillages de la population non musulmane par les éléments de la seleka encore en cours ont doublé d’intensité à Boy-Rabe, Fouh, Gobongo, PK 10, PK. 11, PK 12… La pluie qui s’abat sur Bangui et ses environs depuis l’aube jusqu’en fin de matinée n’a aucunement constitue un empêchement pour ces détracteurs sans foi ni loi des paisibles habitants de Bangui.
Aujourd’hui, entre 12h00 et 13h00, je me suis rendu { la base des FOMAC de MPOKO dans le but de trouver un couloir permettant de faire sortir les scouts, les guides et les pèlerins restés bloqués à NGUKOMBA encourant le risque de passer pour cibles des représailles. Quelles atrocités n’ai-je pas vues le long de la route de la Cathédrale à Combattant :  plus de trente corps sans vie d’hommes, de femmes et d’enfants qui gisent au sol, quelques uns à proximité des éléments de la seleka en faction ; les rues, les routes et les marchés sont déserts.
Les informations reçues en début d’après-midi m’ont fait comprendre que mon constat ne représente que la partie visible de l’iceberg. Beaucoup de morts jonchent les sentiers et les coins des rues de presque tous les quartiers de Bangui et ses environs.
Pour exemples :
 le quartier Boeing situé { proximité de l’aéroport Bangui-MPOKO en a recensé une quarantaine ; tandis qu’{ Bégoa où l’un des chefs de quartier est assassiné ce matin avec ses enfants, tous disent qu’il y a eu trop de morts ;
 la vie des gens restés terrés à la maison est en danger ;
 les personnes ayant trouvé refuge dans les structures d’église ne sont pas { l’abri des balles pour le moins, sinon des attaques des éléments de la seleka qui infiltrent même ces structures. C’est le cas aujourd’hui de ceux de la paroisse Saint Bernard de Boy-Rabe et du Monastère Notre Dame du Verbe où l’on dénombre déjà trois (3) décès parmi les personnes qui y ont trouvé refuge : l’un suite à un arrêt cardiaque, les deux autres après avoir reçu des balles ; c’est également le cas de la paroisse Saint Charles Lwanga de Bégoa et l’église protestante des Castors.
Pour revenir au dernier exemple, l’église protestante des Castors a accueilli plus de mille personnes. Dans la soirée d’hier, cette église a reçu des menaces d’attaque en raison de la mobilisation des jeunes de la localité lors des manifestations de protestation qui ont suivi l’assassinat par la seleka du magistrat BRIA. Aujourd’hui, un colonel de la seleka nommé BICHARA et ses éléments ont fait irruption dans cette église et ordonné que seuls les femmes et les enfants sortent, les hommes devant rester. Les hommes n’y obtempèrent pas et se décident à sortir en même temps que les femmes et les enfants. C’est alors que la seleka a ouvert le feu sur eux, tuant cinq hommes.
A voir toutes ces atrocités commises et le sang-froid de ceux qui impunément les commettent, l’on est en droit de s’interroger sur le sens humain de ces détracteurs sans foi ni loi des paisibles habitants du Centrafrique. Si tant est qu’ils n’ont d’égard ni pour les vivants ni pour les morts, c’est { se demander si la vie humaine a une valeur à leurs yeux. Nous avons appris des aînés que la personne humaine doit être respectée, qu’elle soit vivante ou morte. Plus que les vivants, les morts méritent respects et honneurs. La mort ? Ça se célèbre.
Interrogée sur les raisons de ces morts qui jonchent les routes et rues de la capitale, la Croix-Rouge répond :
 Pas de couloir pour permettre la circulation des agents,
 Pas de véhicule pour déporter les agents et transporter les morts,
 Enterrement de la plus part des victimes aux abords des routes et rues où elles sont trouvées.
L’on s’aperçoit que sans moyens et possibilités, la Croix-Rouge se démène pour aider. N’empêche que cela ne va pas sans corolaires :
 des parents considèreront comme disparus certains des leurs qui de fait sont morts et inhumés,
 des familles seront dans l’impossibilité de célébrer certains de leurs morts parce qu’ils ne connaissent ni la date de leur décès, ni le lieu de leur inhumation,
 la pollution des espaces vitaux à cause des inhumations dans les villes, villages et quartiers non indiqués à cet effet,
 la psychose { l’idée qu’on a certainement (bien ou mal) inhumé quelqu’un proche de chez soi…
La crainte que je nourrissais hier comme premier responsable du site du Sanctuaire Marial de NGUKOMBA au sujet des scouts et des guides, ainsi que quelques pèlerins déployés sur le site susceptibles de passer pour cibles des représailles est en passe de trouver une solution.
Nelson Mandela dont le décès survenu hier à ravi la vedette sur le plan médiatique à la situation pré-génocidaire en Centrafrique a laissé une assertion qui doit interpeller les partis en conflit, faiseur du malheur des Centrafricains : «Personne n’est né en haïssant une autre personne à cause de sa couleur, de sa culture ou de sa religion. La haine doit être apprise. Mais on peut aussi apprendre l’amour. Et l’amour vient plus naturellement { l’humain que la haine.»
Au crépuscule de ce jour, des avions certainement français ont survolé le territoire centrafricain, cela en appoint aux patrouilles franco-africaines intenses depuis la matinée. Nous en attendons les effets bénéfiques pour l’inoffensive population centrafricaine qui se meurt…
Abbé Dieu-Béni MBANGA
Chancelier de l’Archidiocèse de Bangui « 
La France intervient depuis jeudi soir déjà. Mais devrait-on en arriver là? Bientôt on commémorera les vingt ans du génocide rwandais. Doit-on le célébrer de la sorte avec un autre conflit d´une telle envergure dans un autre pays africain? Nos chefs d´Etats ont-ils la mémoire si courte? Il est temps de comprendre que le miracle pour conserver un pouvoir c´est d´établir une justice équitable pour toutes les couches de la population et pourvoir au besoin élementaire des administés. Le temps où, on donnait un peu de pain, un peu d´eau et beaucoup de jeux aux peuples est révolu.

vendredi 6 décembre 2013

Mandela, je te pleure

Mon hommage en chiffre et en image à toi héros de tout temps et toute génération.
Fonctions
1er président de la République d'Afrique du Sud
9 mai 1994 – 14 juin 1999
(5 ans, 1 mois et 5 jours)
Élection9 mai 1994
Vice-présidentFrederik de Klerk
Thabo Mbeki
PrédécesseurFrederik de Klerk (président d'État)
SuccesseurThabo Mbeki
Secrétaire général
du Mouvement des non alignés
3 septembre 1998 – 14 juin 1999
PrédécesseurAndrés Pastrana Arango
SuccesseurThabo Mbeki
Biographie
Date de naissance18 juillet 1918
Lieu de naissanceMvezo (Province du CapAfrique du Sud)
Date de décès5 décembre 2013 (à 95 ans)
Lieu de décèsJohannesburg (Afrique du Sud)
Nationalitésud-africaine
Source Wikipédia.org 


Les artistes t´ont rendu hommage de son vivant. Oui, tu étais déjà une légende de ton vivant. Puisse ta mort inspirer davantage de jeunes Africains. 

Une dédicace de Brenda Fassie au premier président noir de l´Afrique du Sud. «En faisant scintiller notre lumière, nous offrons aux autres la possibilité d'en faire autant.» Extrait du discours d’investiture de Nelson Mandela, le 10 Mai 1994


Les Indiens te rend hommage. Tu es un homme exceptionnel, humain, humaniste et loyal envers ton idéologie. Tu incarnais le changement http://www.youtube.com/watch?v=AgYhTTZXP4g&list=PLFEE785548E5D107C



Va en paix. Tu mérites ce repos éternel. Ta vie a démontré que tu n´as pas eu peur de la mort. Tu viens juste de t´endormir.

mercredi 4 décembre 2013

la transformation d’un continent

La 3ème édition du New York Forum Africa se tiendra du 23 au 25 Mai 2014 à Libreville, au Gabon. Le thème central sera la Transformation du continent (http://www.ny-forum-africa.com) se tiendra en 2014 pour la troisième année consécutive dans la capitale du Gabon, Libreville. Les dates du 23 au 25 mai 2014 ont été dernièrement officialisées. Pour cette troisième édition le thème principal sera « la transformation d’un continent ». Ces trois jours de rencontres, débats, séances de travail et dialogue unique entre dirigeants, entrepreneurs et personnalités de référence du monde économique, politique et culturel international se tiendront sous le haut patronage de son Excellence Ali Bongo Ondimba, Président de la République gabonaise.

 Le New Forum Africa 2013 s’était attaché à faire reconnaître le potentiel économique du continent africain et les facteurs de croissance nécessaires à son émergence. En 2014, le NYFA s’efforcera d’aborder les moyens de libérer la compétitivité des économies africaines à travers la mise en place de chaines de valeurs autour de la transformation des ressources naturelles du continent,  capital humain en tête. 

Pour le Président Bongo : "Au Gabon, nous nous écartons du vieux modèle économique qui se base sur un territoire riche en ressources faisant d’abord la richesse d’autres pays, pour nous diriger vers une économie diversifiée et compétitive édifiée sur le principe qu’il est possible de créer de la valeur ajoutée en Afrique bénéficiant avant tout au peuple".

D’ici à 2020, considère le Président Bongo, "nous devons interdire les exportations de produits n’ayant pas subi une transformation initiale au sein de notre pays. De cette manière nous pourrons diversifier notre économie et apporter une meilleure rémunération pour nos biens et services. Il est ainsi impératif que nous travaillions rapidement ensemble pour apporter des compétences et de la compétitivité dans les secteurs économiques où nous pouvons développer de la valeur ajoutée. Cela nous permettra d’engranger des profits à long terme".
Il ajoute que « pour ce qu’il s’agit des économies du savoir, encouragées dans le monde occidental, l’éducation est le ferment de la compétitivité économique et de la prospérité internationale qui est inséparable du développement du capital humain. Une évaluation de la Banque Mondiale révèle d’ailleurs que le capital humain contribue à plus de 60% au développement économique. En comparaison, les infrastructures contribuent pour 15% et les ressources naturelles pour 20%. »

Selon Richard Attias, co-fondateur du NYFA: « Nous devons nous assurer que la mise en place de formations et de compétences correspondent aux véritables besoin sur le terrain. Une éducation solide et une orientation de qualité des formations proposées en accord avec le marché du travail et l’environnement local, vont permettre aux africaines et aux africains de transformer leurs vies, leur environnement et leurs pays. Le développement des technologies de l’information et de la communication ajoute davantage à l’énorme potentiel de transformation des économies africaines. »

Le NYFA 2013 s’est reposé sur 6 axes majeurs de développement des économies (indépendance, investissement, incubation, innovation, infrastructure, inspiration). Ces axes ont joué un rôle central lors du sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) qui s’était tenu en marge du NYFA 2013.

Les principaux thèmes en 2014 aborderont les initiatives permettant de:

•          Transformer le capital humain du continent
•          Transformer les ressources naturelles et l’énergie
•          Transformer  les terres pour l’agriculture
•          Transformer l’investissement en activité industrielle
•          Transformer la connectivité et de l’innovation digitale en emplois
•          Transformer les initiatives marketing isolées en « branding » de communauté et en « branding » coopératif
•          Transformer les communautés pour une nouvelle citoyenneté africaine

Parmi les principales nouveautés en 2014, le New York Forum Africa accueillera le sommet des citoyens. 60 africains âgés de moins de 30 ans participeront à une série de tables rondes et de discussions avec des ministres, des entreprises et des chefs d’Etat qui prendront en compte en haut lieu des défis, des espoirs et des expériences qu’ils rencontrent en tant que jeunes actifs. 

Les résultats de ces groupes de travail seront la base d’un « Manifeste Citoyen » qui parviendra aux 10 plus grandes entreprises dans chaque pays de la CEMAC et ainsi qu’aux chefs d’Etat. Les trois principales institutions éducatives et le fonds de formation professionnelle crée et lancé lors du New York Forum 2013 Train my Generation  seront également destinataires du Manifeste.

Distribué par APO (African Press Organization) pour Richard Attias & Associates (RAA).

vendredi 29 novembre 2013

La foi au service de la société

La blogosphère tchadienne est jeune, diversifiée et non connue. Aussi j´ai voulu faire le portrait de chaque blogueur possible. J´ouvre donc cette série avec un blogueur (galanterie oblige. Eh oui, les femmes sont aussi galantes) plutôt qu´une blogueuse. Je vous propose le portrait d´un blog hors commun : il est un prêtre jésuite, éducateur et blogueur politique, Pascal Djimoguinan SJ (Society of Jesuit).

Pascal Djimoguinan, SJ/Ph DR


On pense souvent que le chrétien et le leader religieux ne doivent s´occuper que des choses du Christ. Le chrétien est la lumière et le sel du monde ; sentinelle donc de sa société, le gardien des mœurs. Aussi "je m'amuse à provoquer tout en rappelant de temps en temps des notions de philosophie politique. Comme je suis philosophe de formation, il faut bien que je fasse mon travail non?" Il  le fait si bien qu´à un moment j´ai pensé qu´il faudrait peut-être faire un portrait de lui. Homme modeste, il répond toujours qu´il y a plein de jésuites blogueurs et qu´il ne fait rien de spécial. Pascal Djimoguinan SJ aime provoquer les débats. Sans gêne, il s´interroge sur l'égalité homme-femme en Afrique, l´excision, le droit de la femme, l´incivisme et le manque d´un code de conduite dans la circulation n´djaménoise.
"Bloguer me permet de tenir le coup sinon, ça me permet de ne pas sombrer dans vue la situation de la RCA actuelle (où, je vis) mais je crois ce n´est pas la raison principale pour laquelle le blog a vu le jour, j'ai commencé il n'y a pas encore 2 mois; c'était en pleine guerre. Je retardais la création du blog mais la situation m´a poussé à le je le faire. Les écrits ne portent pas trop sur la guerre en question en toile de fond; il faut aller à la source; pourquoi est-ce qu’à un moment donné, la communication s'arrête pour faire place à la violence. Pourquoi est-ce que la politique n'a pas réussi et quand reprendra-t-elle?" Explique-t-il.
Celui qui aurait pu faire un bon journaliste a préféré la prêtrise. "J’ai toujours préféré être éducateur" confie-t-il pour toute description de sa personne. Il répond toujours "je vais bien pour le moment personne ne sait exactement ce qui arrivera dans les 2 semaines. Bien que les choses bougent". Oui l´insécurité qui prévoit à Bangui ne les aucun tchadien indifférent fut-ce un religieux. Et même si le jésuite ne se voit pas comme un porte-voix, il reconnaît faire une description quotidienne de l´évolution de la situation politique de Bangui sur son blog.  Le père Djimoguinan s´inquiète même s´il essaie de rester neutre que possible dans ces déclarations. "Ils en sont arrivés au bord d'une guerre religieuse; cela aurait été la pire des choses pour la RCA. Mais le problème est de savoir ce que sera la souveraineté du pays dans les 6 mois à venir. Un choix cornélien entre la sécurité et la souveraineté". Sa sécurité personnelle, il ne s´en préoccupe pas trop et avoue ne pas sortir beaucoup "parce que je suis plutôt casanier et en plus j'ai mes cours à préparer et à donner. Mon activité, c'est beaucoup plus une sorte de catharsis. Je préfère me soigner de la situation présente par l'écriture".


vendredi 22 novembre 2013

Appel à nomination des membres du comité d’appel de la politique de DIA



Les candidats doivent avoir une solide expérience en matière de gouvernance, de transparence, d’accès à l'information et domaines connexes

 Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) lance un appel à candidatures en vue de la nomination de personnes qualifiées pour siéger au Comité d'appel de la politique de Diffusion et d’accès à l’information (DAI) du groupe de la Banque.

Un communiqué publié par Mme Cecilia Akintomide, Vice-président et Secrétaire générale du groupe de la Banque, indique que les candidats au panel doivent avoir une solide expérience en matière de gouvernance, de transparence, d’accès à l'information et domaines connexes. Ils doivent également avoir une bonne connaissance pratique des politiques sur la liberté de l’information au niveau national, régional ou international, une bonne compréhension du fonctionnement des institutions financières multilatérales de développement, un jugement indépendant et une intégrité démontrée.

Selon le communiqué, la citoyenneté d'un Etat membre de la BAD est obligatoire et, une préférence sera accordée aux candidats ayant une maîtrise courante de l’anglais ou du français et une bonne connaissance de l'autre langue. Une expérience africaine sera jugée favorablement dans le cadre du processus d'évaluation.

La politique de Diffusion et accès à l’information (DAI) réaffirme l'engagement du Groupe de la Banque en faveur des principes de bonne gouvernance, en particulier la transparence, la responsabilité, l'accès accru à l'information et la communication active dans ses activités.

Dans ce contexte, la politique DAI donne au public la possibilité de soumettre une demande de revue de la décision de rejet d’information par la Banque à travers un processus d’appel à deux niveaux. La première étape est conduite par le Comité de Diffusion de l’Information (CDI) du Groupe de la Banque, constitué de membres de la direction. La deuxième étape est conduite par un Comité d'appel constitué de trois personnes, dont au moins deux d'entre elles doivent être extérieures au Groupe de la Banque. Le Comité d'appel rend compte directement au Président du Groupe de la Banque et fonctionne indépendamment du CDI. Toutefois, son mandat ne s'étend pas aux décisions du Groupe de la Banque concernant les demandes de déroger aux dispositions de la Politique DAI. Les décisions du Comité d’appel sont définitives et le recours, le cas échéant, serait de mettre à disposition du demandeur les informations demandées.

Les candidats retenus seront nommés par le Président du Groupe de la Banque, en consultation avec les Conseils d'administration afin de siéger au cas par cas pour une durée de deux ans renouvelable une fois.

Les candidatures doivent être adressées à Mme Cecilia Akintomide, Vice-présidente et Secrétaire Général, Banque africaine de développement.

Adresse : Banque africaine de développement, Agence Temporaire de Relocalisation, Avenue du Ghana, Angle Rues Hedi Nouira et Pierre de Coubertin, BP 323 Tunis, 1002 Tunis Belvédère, Tunisie. Tel: (216) 71 10 20 05; télécopieur: (216) 71 10 37 51;

mardi 19 novembre 2013

Lisbonne en 72 heures

 
Christi el Rei/Ph Rene
Cette ville de par son originalité ma séduite. Lisbonne est un « domaine où la terre finit et où la mer commence » dixit Camoes. Ville au flair cosmopolite ouvert au monde, la capitale du Portugal est un mélange d´une métropole avec une allure provinciale. Elle a une certaine lassitude qui explique bien ces saudades, musique mélancolique chantée le soir dans les restaurants ou sur l´avenue Liberdade. Un laisser-faire quelconque que j´ai dû vivre en 72 heures. Tout l´opposé du rush hour européen.
Je suis arrivée à 23 trois heures. J´ai eu le temps de contempler le paysage tropical qui s´offrit à moi de l´aéroport à mon hôtel. Des palmiers le long des avenues, rues et ruelles. Cette moiteur tropicale et les vingt-trois degrés affiché par le thermomètre me firent du bien. Jour 1, je sorti à 8 heures du lit, m´offris un petit déjeuner puis bienvenue dans l’une des plus belles villes d’Europe, mais aussi des plus attachantes. Je me mêle à cette foule d´hommes et de femmes dont les tenues impeccables tranches avec les culottes et autres tee-shirts de touristes profitant de la chaleur estivale. Tourné vers l’Atlantique, bercé par les flots du Tage et le fado, la vieille Lisbonne fait chavirer le cœur. Lisbonne est aussi une capitale vibrante, particulièrement la nuit dans les ruelles animées du Bairo Alto. La légende raconte que la ville fut bâtie par Ulysse.
Plage et place favorite des jeunes Lisboètes. À l´arrière le vieux quartier Bairo Alto/Ph Rene

Une vue des hightlight de la ville puis je me décide de passer le restant de la journée à la tour de Belém avec le monument de la Navigation et la carte de la colonisation du monde. La mer, le murmure des vagues et le bruissement du vent dans les feuilles de palmiers. Le deuxième jour, l´honneur est au monument Christi el Rei qui rappel en beaucoup le Christ de Rio de Janeiro et les plages. Qui ne succomberait pas aux poissons grillés?  
Au-delà de cette belle ville aux accents poétiques parfois surréalistes, au-delà de ce mélange d'odeurs d'épices, de cannelle qui caractérise Lisbonne et des images de vieux pavés moussus, c´est la diversité raciale qui marque tout visiteur.

Monument Marques de Pombal, le maire restaura Lisbonne après le grand tremblement de terre/Vidéo Rene

Le melting-pot lisboète

Lisbonne ne possède pas d'individualité et d´uniformité raciale. On n´y rencontre toute sorte de métissage possible pour un résultat des sidérant: des noirs aux cheveux blonds, des vrais je vous assure. Des métis aux yeux bleus avec une ethnicité africaine, des Caucases crépus, des métis indo-africains, se mélangeant et se touchant, composant ensemble sans discrimination. On retrouve toute les types de peaux dans toutes les classes sociales. Lisbonne c´est  comme si toute la race humaine s´est donné un rendez-vous dans cette partie de la terre pour accomplir toute les métissages possible au grand dam  des défenseurs de la suprématie raciale. 

vendredi 8 novembre 2013

Fonds pour l’accélération du développement agricole : Nouvel appel à propositions en faveur des opérateurs africains de l’agro-industrie




 agrifasttrack.PNG

« Si vous êtes porteur de projet d’investissement agricole et que vous êtes qualifié, le Fonds est à votre écoute ! », a ainsi déclaré Josephine Mwangi, chef de division au sein du Département de l’agriculture et de l’agro-industrie de la BAD, lors du lancement de l’appel à propositions.

Le Fonds pour l’accélération du développement agricole (FADA) (http://www.aftfund.org/fr), un nouveau fonds fiduciaire multi-donateur, a lancé, le 1er novembre 2013, un nouvel appel à propositions pour l’obtention de dons. Géré par la Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org), celui-ci vise à augmenter les investissements en faveur du secteur agricole africain. Le FADA octroie des dons pouvant atteindre 1,5 million de dollars EU, afin de couvrir les coûts de conception en amont des projets, à l’instar des études de faisabilité, des études de marché, de modélisation financière, de développement de business plan et des études d’impact environnemental et social.

Le FADA entend réduire le déficit en infrastructures dans le secteur de l’agriculture, en constituant une réserve de projets prêts pour investissements, qui permettent d’attirer les institutions de financement du développement et d’autres organisations de financement du développement agricole, et d’engager le secteur privé dans la promotion de projets.

En offrant aux entrepreneurs l’opportunité de transformer des idées ingénieuses en projets “bancables”, le FADA est à même d’attirer des investisseurs rassurés par des projets rentables à faible risque, conçus par les bénéficiaires du fonds.

Pour pouvoir participer à l’appel à propositions du FADA, les demandeurs devront toutefois répondre à un certain nombre de critères, à savoir :

•          démontrer que la proposition contribue au développement des infrastructures agricoles en Afrique ;

•          démontrer que la proposition induit des impacts positifs pour les petits producteurs agricoles ;

•          solliciter un investissement d’au moins 1 million de dollar EU ;

•          être basé dans l’un des pays pilotes de l’intervention du Fonds : Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Éthiopie, Ghana, Mozambique et Tanzanie.

L’appel à propositions du FADA est ouvert jusqu’au 31 décembre 2013.

jeudi 7 novembre 2013

Prix ONE pour l'Afrique, les finalistes sont connus



Partout en Afrique, la société civile accomplit de spectaculaires progrès pour venir à bout de l'extrême pauvreté et des maladies évitables. La campagne ONE (http://www.one.org) les honore et publie aujourd'hui la liste des six finalistes à l'édition 2013 du Prix ONE pour l'Afrique. Doté d'une enveloppe annuelle de 100 000 $ US, le Prix ONE pour l'Afrique célèbre les innovations et les progrès réalisés par les organisations de la société civile africaine en direction de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) en Afrique.


Les finalistes de cette année sont les organisations suivantes: Zambia Open Community Schools (ZOCS) de la Zambie; Doper l'Entrepreneuriat par la Finance Innovante et Solidaire (DEFIS) du Mali; erusalem Children and Community Development Organization (JeCCDO) de l'Éthiopie; Agricultural Non-State Actors Forum (ANSAF) de la Tanzanie; Friends of the Global Fund Africa du Nigeria et Réseau Accès aux Médicaments Essentiels (RAME) du Burkina Faso.

Le Dr Sipho S. Moyo, Directrice pour l'Afrique de ONE a salué le travail de ces organisations, et lancé un appel pour que d'autres prennent exemple sur leur détermination et leur sens de l'innovation.

«Ces finalistes constituent quelques-uns des promoteurs du développement et des agents de changement les plus innovants en Afrique. Ils forgent un avenir meilleur à leurs frères et sœurs grâce à leur travail incroyable, souvent accompli à la seule force de la volonté et de la détermination. Ces finalistes ont prouvé leur efficacité en aidant leurs collectivités à réaliser des progrès en direction des cibles spécifiques des OMD, qu'il s'agisse de réduire de moitié l'extrême pauvreté, de stopper la propagation du VIH / sida, ou de dispenser une éducation primaire pour tous », a-t-elle déclaré.

«ONE plaide auprès des gouvernements africains pour la mise en place de solutions politiques progressistes de nature à promouvoir les perspectives économiques et le développement qui sont des facteurs indispensables pour éradiquer l'extrême pauvreté et les maladies évitables en Afrique. Ce que je dois reconnaître, c'est que rien de ce que nous faisons ne serait efficace sans le rôle primordial que jouent les organisations de la société civile autochtones pour accélérer la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

 Nous sommes donc fiers de soutenir la société civile locale sur notre continent, et c'est la raison pour laquelle nous avons lancé en 2008 le Prix ONE pour l'Afrique.

 C'est un honneur pour moi aujourd'hui de reconnaître les mérites de ces organisations et d'annoncer les finalistes de cette année ", a ajouté le Dr Moyo.

Le lauréat du Prix ONE Afrique sera proclamé officiellement lors d'une cérémonie qui se tiendra à Addis-Abeba, en Éthiopie, le 8 Novembre 2013 dans le cadre du African Media Leaders Forum.

Les précédents lauréats de ce prix prestigieux sont : Positive-Generation (PG) du Cameroun en 2012 ; le Groupe de Réflexion et d'Action, Femme Démocratie et Développement (GF2D) du Togo en 2011; SEND-Ghana du Ghana en 2010; Slums Information Development and Resources Centres (SIDAREC) du Kenya en 2009; and Development Communications Network du Nigeria en 2008.

Voir ici les présentations vidéo des finalistes 2013 du Prix ONE pour l'Afrique. Pour de plus amples informations veuillez consulter le site one.org/Africa.

RAME:                      http://www.youtube.com/watch?v=jIhhE9jRoKQ
JeCCDO:                   http://www.youtube.com/watch?v=uUga0PSoefE
DEFIS:                       http://www.youtube.com/watch?v=HlYSS8SJ-Lc
ANSAF:                     http://www.youtube.com/watch?v=rqGKtJ2ulj8
ZOCS:            http://www.youtube.com/watch?v=AMbgTIvWg0c
Friends Africa:           http://www.youtube.com/watch?v=2rX_iuYja0g

mardi 29 octobre 2013

N´Djaména bientôt électrifié

Aggreko s'apprête à fournir au Tchad une centrale électrique mobile de 20 MW fonctionnant au fioul lourdCette énergie sera fournie à la capitale N’Djamena et permettra de garantir le bon fonctionnement des commerces, des industries et des services publics.

Aggreko (http://www.aggreko.com), leader mondial dans la production temporaire d’énergie électrique et dans le contrôle de la température, a signé un contrat avec la Société Nationale d'Électricité (SNE) pour l’installation et l’exploitation d’une centrale électrique mobile de 20 MW, alimentée par un fioul lourd d’origine local. Cette solution vise à endiguer les fréquents délestages qui touchent le pays. L'installation Aggreko apportera une capacité de production additionnelle indispensable au réseau local et assurera ainsi un approvisionnement en électricité plus solide et plus fiable. Cette énergie sera fournie à la capitale N’Djamena et permettra de garantir le bon fonctionnement des commerces, des industries et des services publics.


« Nous sommes ravis d'aider la SNE, la société nationale d’électricité du Tchad, dans ce projet important », a commenté Christophe Jacquin, directeur général d'Aggreko pour l’Afrique du Nord et de l'Ouest. « En apportant une solution électrique temporaire, mise en service dans les meilleures délais et fonctionnant au fioul lourd, nous aidons la SNE à assurer un approvisionnement en électricité plus stable et plus fiable à la population du Tchad. »

« La centrale électrique d'Aggreko nous fournira la possibilité et le temps dont nous avons besoin pour régler les problèmes d'approvisionnement en électricité qui touchent N’Djamena », a commenté Djerassem Le Bemadjiel, ministre de l'Énergie de la République du Tchad. « Sa capacité unique à utiliser le fioul lourd d'origine locale et sa solide expérience à travers l'Afrique nous assurent qu'Aggreko est le partenaire idéal pour ce projet essentiel. »
Aggreko International est le leader mondial dans la fourniture de solutions d’énergie temporaire et de régulation de température. Basée en Écosse, Aggreko emploie plus de 5 700 personnes réparties dans 194 centres de service. En 2012, nous sommes intervenus pour des clients dans environ 100 pays et avons généré un chiffre d’affaires d’environ 1,6 milliard GBP (2,5 milliards USD ou 2,0 milliards EUR). Aggreko plc est cotée à la bourse de Londres (AGK.L) et la société est membre de l’indice FTSE-100. Pour tout complément d’information, veuillez consulter le site Internet de la société à l’adresse :http://www.aggreko.com
Aggreko fournit des solutions d’alimentation électrique et de régulation de température rapidement mobilisables, sur des courtes ou moyennes périodes. Nous pouvons par exemple fournir de l’énergie à un site industriel pour assurer la continuité de son alimentation électrique, alimenter une ville lors de pannes sur le réseau local, ou fournir des solutions d’alimentation électrique et de refroidissement à l’occasion de grands événements (sport, musique…).
Nous répondons aux besoins de nos clients à travers nos 194 centres de service à travers le monde.