vendredi 22 janvier 2016

Unique amour


Je reviendrai à toi
Elle m'appelle, elle m'attire
Comprends, elle est jeune et fraîche
Elle est mon desir de l'heure
Elle m'éttourdie et m'emporte dans les vagues de ses effluves juvenile
Rassure toi qu'avec elle,ce n'est qu'une histoire
Une aventure enivrante
Elle est sulfureuse mais frivole
N'Djaména, Toi tu es mienne
Je suis tienne.
Tu possèdes mon coeur.

vendredi 14 août 2015

Prière d'un jeune Tchadien

Notre Deby tout puissant
Que ton règne perdure
Que ta volonté de gouverner soit éternelle
Pardonne-nous pauvres opposants
Comme nous ne pourrons jamais te pardonner
Pour tous tes abus et ceux de ton clan.

Donne-nous aujourd'hui les miettes
Qui tombent de vos tables
Et nous continuerons toujours à travailler pour toi et à t'applaudir tous les jours
Ne nous laisse pas orphelins
Mais amène nous avec toi dans ton repos éternel.

Car c'est à toi qu'appartiennent le Tchad,
Le pétrole, l'or et toutes les autres richesses
Pour les siècle des siècles

Ibangolo Maïna

mardi 11 août 2015

Tchad indépendant: inspirons-nous de l´histoire des autres grandes nations






Le Tchad fête ses 55 ans d´indépendance. Je voudrais bien faire une rétrospective de ces années mais je me dis, vue le contexte et le thème de ce blog, je partagerai avec vous ma petite pensée sur de la vraie indépendance: elle est spirituelle et morale avant d´être financière et politique. Je parlerai de l´Europe de l´après guerre et comme l´Allemagne est devenue cette puissance malgré la volonté des alliés de le détruire à jamais.  



L´Europe nous endoctrine en tout sauf nous dire sa vraie histoire. Nous avons tous appris la seconde guerre mondiale par cœur mais on ne nous a jamais appris comment l´Europe s´est reconstruite après cette guerre. Pourtant toute une histoire qui aurait pu être une belle leçon pour nous "anciens" colonisés. La "Stunde Null" ou l´Heure Zéro, personne ne nous en a parlé. On ne le trouve dans aucun livre d´histoire pour les colonies. Il le faut pourtant. Il nous faut notre Heure Zéro si on veut un jour fêter une indépendance.



La Stunde Null fût instaurée à minuit du 8 au 9 mai 1945. Tout le peuple allemand sur l´ensemble du territoire sorti constater l´effondrement de leur État, une population rongée par le Choléra, la diphtérie et le Typhus, sans eau potable, sans électricité, affamé, dans une capitale fumante, inondée et recouverte de cendres brûlantes ... Il y eut la minute du silence puis les " femmes du décombres" se mirent au travail jusqu´au petit matin. On débarrassa Berlin des débris des bombes, on ramassa ce qui pouvait encore être recyclé pour bâtir cette Allemagne d´aujourd´hui. Ils avaient tous une pensée, "au vu notre histoire, nous ne serions bienvenus nul part. Il nous faut un État fort au milieu des ennemis d´hier". Non, le plan Marshall n´a pas permis de reconstruire (l´aide au développement sans une volonté quelconque ne peut reconstruire), c´était, en premier, la volonté d´un peuple conscient de son histoire et soucieux de l´avenir de sa progéniture. 


Voici ma part de pensée pour espérer vous souhaiter un jour bonne fête de l´indépendance. Ceci n´est certes une comparaison mais, la situation socio-économique et politique actuelle du Tchad est un peu comparable à celle de cette Allemagne il y a soixante ans; une population affamée à dessein, manquant d´eau potable, d´électricité et vivant les inondations, les épidémies et les pandémies sociales. L´histoire de ce pays ne peut être certes pas la règle partout mais elle peut inspirer certainement le Tchad ce pays dont les forces exogènes, avec la forte tripatouillage des volontés endogènes et leurs hérauts, travaillent à sa déstabilisation avec le silence complice de son intelligentsia. 

Espérons qu´un jour on se rendra compte que le soi chez ne nous insultera jamais comme disait disent les Day et qu´on se mettra à la construire. En attendant, j´ose dire bonne fête aux Tchadiens sur cet air de Mawndoé.


jeudi 2 juillet 2015

Que se passe-t-il réellement au Tchad?

URGENT-TCHAD : La sécurité d’Idriss Deby mise en question.

On s'inquiète en temps que Tchadien et c'est logique.

Selon certaines informations reçues et lues de N’djamena, dans la journée du 1er juillet dernier, une fusillade a éclaté dans le Palais d’Idriss Deby.
La version officielle serait qu’une dispute aurait opposée 2 aides de camps du Président dans les préparatifs du voyage du Président Idriss Deby qui comme de coutume passe les fins du ramadan dans son village Amdjarass. L’un des 2 aides de camps n’aurait pas apprécié que celui considéré comme son chef l’écarte de la liste et prenne sa place. Choqué, il dégaina son arme et tira sur son frère d’arme le nommé Khoudar Mahamat Acyl, frère de la Première Dame Hinda Deby.
L’aide de camp en chef Khoudar Mahamat blessé, le Président Idriss Deby aurait annulé son voyage pour Amdjarass préférant rester dans son palais où il serait plus en sécurité.
Des internautes avisés croient que d'après les informations persistantes,  depuis des mois  d'un regain de tension au sein de la famille ethnique de Deby. Il a annulé précédemment plusieurs voyages dans lequel il devrait se rendre à Amdjarass, pour raison de sécurité et  menace de la part de son clan.
Avec ce qui ce passe en ce moment à N’djamena, la psychose et ce qui est considéré comme attentats terroristes à N’djamena à 2 pas du Palais de Deby et les arrestations depuis 2 semaines, l’on est en droit de se poser de question :
"Que nous cache-t-on en réalité ?
Des attentats terroristes non revendiqués par les terroristes
Le Silence des médias internationaux sur la question du terrorisme au Tchad
L’arrestation puis l’expulsion d’un journaliste Français du Tchad
L’indifférence manifeste des autorités Françaises, partenaire du Tchad dans la lutte contre le terrorisme en Afrique
L’absence de communication réelle de la part du gouvernement sur les attentats terroristes
La psychose générale qui occulte le malaise social
Qu'est-ce qui nous dit que ce ne sont pas de cellules de rébellion que l'on désigne sous le vocabulaire de cellules terroristes" questionne Fils de Maina. Il poursuivra que tout porte aujourd’hui à croire qu’il y a derrière cette crise une véritable crise dont la tête du Président Idriss Deby est en jeu. L’on nous parle de coup d’Etat raté d’ailleurs dans la journée du 1er juillet mais pour ne pas mettre la population dans la peur, l’on a préféré dissimuler le coup d’Etat manqué en querelle entre 2 proches du Président. Si ce n’est qu’une querelle tournée en guerre, pourquoi Deby a donc annulé son déplacement ?

mardi 7 avril 2015

Rwanda in Mémorium

https://youtu.be/2K0AHc7Y3So

La radio Milles Collines, les extrémistes, les Hutus modérés et Tutsis, tous que des Hommes. Les assassins, des Hommes aux coeurs en chair capables d'une telle cruauté. Afrique est-elle le continent des extrêmes? Que chaque dirigeant prenne exemple sur le génocide et évite de déifier sa tribu. 
Rwanda Les collines parlent part 1 : https://youtu.be/Y4zhuEUUBZ4

lundi 30 mars 2015

Un auteur, un courant litttéraire



Il est le dernier né de la littérature tchadienne. Il se nom Mahamat Nour Abdéramane Barka et se réclame du courant littéraire de la Négritude. Son ouvrage, l´amour et la révolte d´un nègre est paru aux Éditions Édilivre en février 2015. Un recueil de poèmes de 78 pages.

N comme votre nom
Se présenter, c’est parler de soi, c’est une forme très difficile
qu’aiment peu de gens si je me fie à ce que je vois ces dernières
années. Pour vous répondre, je m’appelle Mahamat Nour Abdéramane
Barka,
Je suis né à une époque agitée et intéressante. Une époque fait de guerres, de violences et d´immoralités. Je me dis souvent que je suis issu d'une génération dont l'avenir est indécis.

E pour éducation
J’étudie et je suis membre du collectif WenakLabs. J’écris
aussi aux heures les plus radieuses de mes nuits. Je me vois donc
comme un solitaire aimant les errances nocturnes.
Récemment, j’ai participé à la rédaction d’un magazine. Beaucoup me
demandaient si Abdramane Barka, - le Directeur de publication du
quotidien Le Progrès -, est mon père. Je saisis à la hâte cette ample
occasion pour leur dire qu’il n’est pas mon père. Cependant, j’aurai
voulu dire à mon père qui est un fidèle lecteur de ce journal de ne
pas lire la rubrique Barakum qui semble fermer les yeux sur les
tristes réalités que vivent les Tchadiens et pare de plumes de paon
tout acte, quel qu’il soit, fait par le gouvernement.

Guerres, guérillas et rébellion au Tchad. Si on en parlait
Le Tchad fut, par le passé, un abîme de détresse. D’interminables
guerres ont divisé le peuple et terni l’histoire de ce beau pays. Je
me sentis cet enfant né dans les crépitements d’arme et dont la
naissance a été saluée par les chants de deuil, entonnées par mon
peuple. J’ai grandi dans l’innocence et toutes ces images affreuses de
guerres m’ont rendu triste. Je crois avoir dit il y a quelques années
à Dina, –un poète en herbe-, «  Je veux participer pour le combat de
la paix au Tchad ». Et, c’est pour la paix que je signe ce premier
recueil de poèmes. Aujourd’hui, j’impose la paix dans tous les cœurs,
car faire la guerre ne devrait pas être, selon mes aspirations, une
solution pour le Tchad qui, depuis plusieurs décennies, ne respire que
la haine et les rancunes qui n’ont de cesse prospérer en son sein. Au
contraire, il est temps qu’on consomme le dialogue.

R pour tes rêves et aspirations.
Mes écrits prônent l’espoir et sont porteurs d’espoir pour la
jeunesse. Je rêve aujourd’hui d’un pays meilleur, je veux dire: uni
et prospère, où je pourrais voir le rayonnement de ce Tchad
luire dans les yeux de mes compatriotes. Voir la diaspora et le maquis
rentrer au pays est l’essence même de mes rêves. Cela, je suppose,
nous aidera à nous exprimer et à changer le Tchad, je veux dire lui
donner l’image d’un peuple ardent et pressé de se reconstruire enfin
dans la paix. Héritier d’une nation à feu et à sang, j’en veux
aujourd’hui à mes ancêtres qui m’ont donné un pays avec plus de
plaintes que de beauté et je devrais donner à mes enfants une nation
de culture où ils devraient vivre sans distinction d’ethnie, ni de
religion.

I pour ton idole et modèle littéraire
Enfant, je lisais déjà les pères de la Négritude qui sont devenus
ensuite mes maîtres à penser et à poétiser. Quand j’ai commencé à
écrire, je n’ai pensé qu’à m’exprimer comme ces grands noms de la
Négritude qui s’étaient unis au service d’un même idéal. J´aime
beaucoup David Diop. Il est mon modèle, l’icône de mon
engagement. Plus tard, j’ai lu Nimrod et je vis le Tchad dans ses
beautés soudanaises, les échos d’arme et
les pleurs de victimes. Il est devenu depuis, mon père spirituel.


Tolérance et cohabitation aux Tchad

Nos aïeuls furent les seigneurs authentiques de la fraternité, il
faut lire ou écouter les contes pour s’en convaincre. Les mille et une
guerres qu’a connu le Tchad ont fait de lui un pays dépourvu de
toute innocence. Des cœurs déchirés ne pouvaient plus conserver cet
amour. La génération nouvelle que nous sommes, doit s´unir pour la réconciliation et la reconstruction. Nous ne sommes ni nordistes, ni sudistes ; nous sommes
Tchadiens, liés par une fibre de fraternité. Nous sommes condamnés à vivre ensemble dans ce pays: en un mot, nous sommes le Tchad et le Tchad est né de
chacun de nous.


U pour les Us et coutumes qui asservissent la femme tchadienne

Cette question me fait penser à Mahassine, –une amie de cœur et
d’esprit-, qui me dit que la femme tchadienne n’est libre que dans les
discussions du salon, les colloques et les conférences. Dans les
réalités quotidiennes, la Tchadienne est ignorée et marginalisée. C’est
une vérité. J’encourage le combat de l’émancipation de la femme car
elle est l’âme de la Nation, mère de tous nos espoirs. Toutefois, c’est un
grand devoir de respecter nos us et coutumes et les garder jalousement comme notre patrimoine. La femme est l’avenir d´un peuple et elle doit s’exprimer
et jouer dans ce que serait le devenir de l’humanité.

 D de la démocratie tchadienne, ...
Depuis l´aube de l’indépendance, les régimes se succèdent
et chacun d’eux a oppressé le peuple. Ce peuple est, je le vois bien, condamné au silence, mais vibrant d’espoir, de révolte et
d’aspiration à la justice. Aujourd’hui, nous ne  vivons pas dans la
démocratie car nous sommes privés de toutes nos libertés. Tous les
compatriotes qui réclament un changement sont à l’extérieur du pays et
leur voix n’est pas écoutée, le Tchad est sourd et la France a choisi de faire la politique de l´autruche.
 
Exode de la jeunesse africaine c´est,
une perte pour le continent et je le déplore comme tout Africain qui rêve d’une Afrique meilleure culturellement et politiquement. Certains africains rêvent
d’un eldorado et se lancent à la conquête de ces continents qu´ils jugent meilleurs y vivre. D’autres, souvent artistes et intellectuels, qui
n’ont pas de tribune pour exprimer leur talent, s’exilent là où ils
pourraient penser et créer librement et en paix.  Comme solutions envisageables, il faut trouver les moyens de nous adresser courageusement aux régimes qui
oppressent les jeunes talentueux.



mercredi 18 mars 2015

L'histoire africaine

Ces esclaves qui ont su se libérer.

ls venaient de Guinée-Bissau, du Congo, du Sénégal ou du Nigeria. Esclaves en fuite, ils créèrent en 1603 au coeur de la forêt amazonienne le village de Palenque de San Basilio en Colombie. Quatre siècles plus tard, leurs descendants n’ont rien renié de leurs origines.

Dans la touffeur d’un après-midi tropical, les pieds des enfants martèlent le sol poussiéreux jonché de cailloux. Leurs mouvements saccadés marquent le rythme inépuisable du tambour. Ils ont à peine 10 ans et, comme de bons petits soldats, connaissent déjà leurs chorégraphies sur le bout des… orteils. À Palenque de San Basilio, la danse est un combat. Une lutte quotidienne pour la survie d’une culture qui a bien failli disparaître : celle des anciens esclaves africains de Colombie.

Dans tout le pays, Palenque de San Basilio est considéré comme un village d’irréductibles, symbole de résistance et de liberté. Au pied des montagnes, à une heure de la côte caraïbe, ce village de 3 500 habitants fondé en 1603 par trente-sept esclaves occupe une place à part dans le cœur, l’histoire et les revendications des Africains-Colombiens. Originaires de Guinée-Bissau, du Congo, du Sénégal ou du Nigeria, ces pionniers ont fondé le premier palenque (village fortifié habité par des esclaves en fuite) de l’histoire latino-américaine.

Source: http://diasporas-noires.com/diaspora-un-village-dirreductibles-africains-en-colombie

vendredi 6 février 2015

Chasseuse de soleil

Il y a des endroits magnifiques. L´Afrique est une féerie. Je reviens de la Corne de l´Afrique et je partage ces images: impossible de les garder pour soi toute seule. Il n´y a de bonheur qu´à partager. Connaître et faire connaître l´Afrique autrement. Oui, qui pourrait imaginer qu´il y a de telles sensualités visuelles dans cette partie du Continent en proie à la guerre? Qui peut imaginer qu´on y trouve des peuples paisibles et hospitaliers?


Des poses, des vues extraordinaires pour s´en convaincre.





Préfecture d´Obock

Francolin Somali


Debreze/ Ethiopie

Musée de Lucie/ Addis Abeba




mardi 20 janvier 2015

Lettre à Boko Haram

https://www.facebook.com/bokoharamstop
https://www.facebook.com/bokoharamstop

Quelle est cette foi qui se nourrit du sang humain? Quelle est cette foi qui prêche la haine? Toute les religions monothéistes ont des textes appelant à une guerre sainte mais toute est question de perception et d´interprétation. Boko Haram, c´est pour moi une bande de meurtriers, rien de plus. Je vous envoie une lettre, j´ose espérer que vous la lirez telle qu´elle est car, je ne peux écrire Haoussa et vous ne lisez certainement pas les langues occidentales. Mais dites donc, comment lisez-vous les instructions de vos machines à tuer? Elles sont écrites que dans les langues de cette civilisations haram. Ceci m´intrigue bien. J´aurais aimé que vous me dites qui vous les traduit, …
Cher Boko Haram,
Permets-moi de te présenter à ceux qui ne te connaissent pas encore ! Tu es une secte islamique créée en 2002 par Mohamed Yusuf dans le but de lutter contre l’éducation occidentale qui est un péché, selon tes dires. Moi, je t’ai appréhendé comme une réunion de malfaiteurs, un fourre-tout où chaque bandit fait sa loi sous couvert de la religion. Boko Haram, tu es un mouvement dont l’idéologie s’inspire des talibans d’Afghanistan. Ton fondateur était connu pour ses prêches intolérants, le rejet de toute forme d’occidentalisation et de l’islam modéré, et comme un fervent défenseur de la charia.
Vous avez mille fois raison. Mais ! 
Je te vois encore, toi qui revendiques la justice divine, trainer ma fille sur les sentiers des marchés noirs pour la vendre comme du bétail pour 12 dollars. Le seul péché de ma fille étant d’avoir été à l’école. Son seul mal étant de courir après le savoir. Est-ce réellement un mal que d’acquérir l’intelligence et le savoir, quand on sait que ce dieu que tu prétends défendre est le dieu de la sagesse et de l’intelligence ? Vois mes larmes, vois mon cœur meurtri et dis-moi ce que cela te fait.
À toi et tous les tiens qui dites vous soulever contre l’éducation occidentale, je veux dire ceci. Vous dites que cette éducation est mauvaise. Soit. Quand je vois tous les péchés qui l’accompagnent, vous avez sans doute raison. Les femmes qui sortent de ces écoles préfèrent se pavaner les cheveux dans le vent et se jucher sur des talons pointus, plutôt que de s’asseoir dans la cuisine au fond d’une case pour servir son bon mari, comme la coutume et son dieu le veulent. Le luxe qui accompagne cette culture avec l’alcool, la cigarette, le libertinage et le reste du tralalala. Vous avez mille fois raisons. Mais ! Oui mais. Car je veux que vous me donniez une raison de croire en vous. Que me proposez-vous à la place de cette éducation ? Certainement pas vos tueries.
Le fruit de l’éducation occidentale
Vous tuez ces mécréants à la kalachnikov. Savez-vous que Kalachnikov était russe, donc un pêcheur et un pervers, et que son invention est le fruit de l’éducation occidentale, ce qui est exactement votre slogan « boko haram » ?
Moi je vous propose, ou nous propose donc une chose : retournons à l’âge de la pierre taillée. C’est-à-dire que nous n’aurons que des armes faites de pierres. Vos tueries se feront donc avec des couteaux de jet, des arcs et des sagaies. Je me suis amusé à voir certaines de vos vidéos. Je remarque que beaucoup d’entre vous portent des lunettes- Shekau lui-même aussi les aiment toutes fumées pour cacher ses yeux à ses victimes-, utilisent des téléphones de marque et se déplacent en voiture. Tous des créations de la technologie moderne et de l’école. Que reprochez-vous donc concrètement à cette éducation ?
De grâce, laissez-nous leurs écoles 
Rendons à César ce qui est à César. J’entends vos fanatiques dirent que le savoir vient d’Afrique. C’est tout à fait vrai. Que c’est en Egypte que les grands penseurs sont venus à l’école du savoir. C’est encore vrai.
Reprochez à la culture occidentale trop de laisser-aller, je ne vous dirai rien. Rappelez au monde occidental ses dépravations et ses folies, son infidélité et ses fornications, je ne trouverai rien à redire. Mais de grâce, laissez-nous leurs écoles. Ce sont des savoirs qui sont universels. Ils sont nôtres, ils sont leurs. Rappelez leurs dieux à l’ordre, j’accepterai. Ils ont été esclavagistes, racistes, colonialistes. Mais cette école occidentale, je la désire. Elle est universelle. Elle est mère du savoir, elle est vie. Cette vie que vous ôtez sans pitié.
NB: Cette letttre, je la publiais en anonyme il y a quelques mois à l´époque car j´avais une vie qui m´est chère au Nigeria, exactement là où, BH opère dans l´Adamawa. On aurait vite fait le lien si on veut. Merci à Chantal Faida Mulenga-byuma, de me trouver un medium pour la publication. Face aux atrocités aujourd´hui, je la republierais sur mon blog et à visage découvert, je cris mon haro.