vendredi 21 décembre 2012


125 millions de dollars à la corne de l’Afrique

La Banque africaine de développement a approuvé un projet de 125 millions de dollars pour la première phase d’un programme visant à offrir des moyens de subsistance durables dans la corne de l’Afrique.

TUNIS a été, le 20 décembre 2012, le témoin d’un programme visant à renforcer la résilience face à la sécheresse et à offrir des moyens de subsistance durables dans la corne de l’Afrique  par le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé un projet de 125 millions de dollars pour la première phase. Trois pays, Djibouti, l’Ethiopie et le Kenya ainsi que le secrétariat de l’Igad sont concernés par la première étape de ce projet régional financé sous forme de prêts et de dons provenant du Fonds africain de développement (FAD) à compter de 2013. Les dons FAD, d’une valeur de 15 millions de dollars en faveur de Djibouti et de 7 millions de dollars au secrétariat de l’Igad, et les prêts FAD dont les montants, 46 et 56 millions de dollars en faveur respectivement de l’Ethiopie et du Kenya, vont soutenir les activités visant à rétablir les moyens de subsistance en investissant dans la gestion des ressources naturelles (eau, pâturages), celle intégrée des terres, la restauration et la protection de l’écosystème, et dans les infrastructures agricoles et d’élevage. Certaines zones reconnues comme sujettes à la sécheresse sont ciblées, telles Beyya Dader, Gaggade-Derela et Weima à Djibouti, Afar et Somali en Ethiopie, et Baringo, Isiolo, Marsabit, Samburu, Turkana et Pokot Ouest, six comtés arides et semi-arides au Kenya. Selon les estimations, le projet bénéficiera à 12 millions de personnes, 98 millions de bovins et 173 millions d’ovins et de caprins victimes des sécheresses.

Le projet contribuera aussi à améliorer les infrastructures de stockage, de commercialisation et de transport telles que les routes rurales. Il vise à s’attaquer aux causes profondes de la vulnérabilité de la région pour forger une résilience face à la sécheresse à moyen et long termes, consolider davantage la paix et enfin promouvoir l’utilisation équitable des ressources naturelles limitées.

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